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| Suivi des populations de pigeons ramiers dans Paris |
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L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage conduit depuis 2000 un programme d’études sur la démographie des colombidés nicheurs en France. Trois grands axes de recherche sont privilégiés :
- - la caractérisation des modes de dispersion des individus ;
- - la mesure du succès de la reproduction ;
- - la mesure des taux de survie des différences classes d’âges
Ces trois aspects sont étudiés en relation avec l’action potentielle de divers facteurs environnementaux naturels (climat, habitat…) ou anthropiques (chasse, agriculture, urbanisation).
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Quatre espèces sont concernées : le Pigeon ramier Columba palumbus, le Pigeon colombin C. oenas, la Tourterelle turque Streptopelia decaocto et la Tourterelle des bois S. turtur. De par son importance cynégétique (première espèce de petit gibier prélevé en France), le Pigeon ramier est l’espèce prioritairement abordée par cette étude.
Dans le cadre de ces études, l’ONCFS. a initié un suivi de la reproduction du pigeon ramier au sein de l’agglomération parisienne (Paris intra-muros). Le Pigeon ramier, espèce à l’origine forestière a assez récemment colonisé les grandes zones urbaines. Ceci offre l’opportunité de tester l’influence d’une modification de l’habitat de reproduction sur l’évolution des traits d’histoire de vie d’une espèce. Quatre sites principaux sont suivis au sein de la commune de Paris : certains partiellement, comme les Tuileries, la Pitié-Salpétrière et le Champ de Mars, d’autres intégralement comme le Palais Royal.
Jusqu’en 2007, le suivi de ces sites d’étude a été assuré par l’ONCFS. Ce suivi a permis d’accumuler un volume remarquable de données de qualité sur le fonctionnement des populations parisiennes de pigeons ramiers.
Afin que le travail accompli soit poursuivi et valorisé, il a été convenu entre la FDC 75 et l’ONCFS, CNERA Avifaune Migratrice, un partenariat sur cette étude. Ce partenariat porte sur la poursuite du suivi de trois des quatre sites d’étude parisiens (une partie des Tuileries, de la Pitié-Salpétrière et l’intégralité du Palais Royal). Ce suivi implique un contrôle hebdomadaire de ces sites de mai à septembre, avec suivi de la reproduction, baguage, marquage et mesures biométriques des poussins. Il implique également lors de ces passages le contrôle visuel à distance des oiseaux marqués les années précédentes. Enfin ce partenariat poursuit celui déjà initié sur le site de Marly le Roi, dans le cadre de l’expérimentation de capture à l’aide de « canon-net » de pigeons ramiers en période de reproduction.
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| | Le Bois de Notre-Dame, une forêt exemplaire |
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La forêt Notre Dame est l’exemple même de la forêt périurbaine où peuvent cohabiter forestiers, visiteurs et chasseurs.
Située à 20 kilomètres au sud-est du cœur de Paris, elle est limitée au nord par la RN 4, à l’est par la Francilienne (N 104) et les lotissements de Lésigny, au sud et à l’ouest, principalement par les communes de Boissy-Saint-Léger et de Sucy-en-Brie.
Totalement enclavée dans un tissu urbain, cette forêt est très fréquentée. On estime à 1 million le nombre de visiteurs annuels (promeneurs, randonneurs, cueilleurs et autres adeptes de sports de plein air : VTT, équitation, jogging…) qui profitent de cet espace de nature sauvage et vivante.
Forêt domaniale depuis 1975, gérée par l’ONF (Office National des Forêts), le massif de Notre Dame est essentiellement composé de feuillus (chênes 31%, bouleaux 20 %, châtaigniers 13 %...).
La forêt s’étend sur 2 000 hectares dont 1 400 sur le département du Val-de-Marne : ce qui en fait un des rares territoires de chasse dépendant de la FIC Paris-HSV. C’est pourquoi notre Fédération est très attachée et attentive à la qualité de l’organisation de la chasse qui se doit d’être exemplaire dans une forêt périurbaine.
L’ONF qui a aussi la responsabilité de la gestion cynégétique sur ce massif, programme une douzaine de journées de chasse par saison. Grâce à un remarquable dispositif d’organisation et à des efforts d’information du public, il réussit à faire cohabiter chasseurs et visiteurs dans la meilleure entente qui illustre parfaitement la notion de «multifonctionnalité de l’espace naturel»..
La chasse y est aussi belle et naturelle qu’ailleurs. Elle se déroule à la satisfaction de tous et elle est reconnue comme le moyen normal de régulation de la faune sauvage avec un tableau annuel moyen de 20 renards , 70 chevreuils et 110 sangliers… à 20 kilomètres à vol d’oiseau de l’Île de la Cité.
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| | 2008 : un mauvais cru pour les perdrix |
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Communiqué FNC - ONCFS
Les perdrix se sont très mal reproduites cette année dans bon nombre de régions et leur effectif devrait être nettement en recul à l’ouverture de la chasse par rapport aux années précédentes. C’est la conclusion à laquelle sont arrivés les professionnels des Fédérations départementales des chasseurs et de l’ONCFS pour la perdrix grise dans le Bassin parisien et pour la perdrix rouge dans la région Centre. Il en est de même pour la perdrix rouge en milieux méditerranéens sur plusieurs terrains. Les observations réalisées en fin d’été afin de calculer les plans de chasse ont montré que le nombre de jeunes présents par adulte était en 2008 parmi les plus faibles jamais enregistrés. Bien que cela ne soit pas encore clairement identifié, les conditions climatiques du printemps sont vraisemblablement en cause. Ainsi, dans le Bassin parisien, de nombreux orages avec de fortes précipitations fin mai et des nuits très fraîches à la mi-juin ont pu être la cause de nombreux abandons de nids. Les températures et pluviométrie moyennes permettaient pourtant d’être nettement plus optimiste.
Les chasseurs devront donc se montrer très prudents dans les prélèvements pour préserver le résultat des efforts de gestion réalisés les années précédentes. Il faut rappeler que grâce à ces efforts, la France possède aujourd’hui les plus belles populations sauvages de perdrix grises d’Europe.
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