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Quatre espèces sont concernées : le Pigeon ramier Columba palumbus, le Pigeon colombin C. oenas, la Tourterelle turque Streptopelia decaocto et la Tourterelle des bois S. turtur. De par son importance cynégétique (première espèce de petit gibier prélevé en France), le Pigeon ramier est l’espèce prioritairement abordée par cette étude.
Dans le cadre de ces études, l’ONCFS. a initié un suivi de la reproduction du pigeon ramier au sein de l’agglomération parisienne (Paris intra-muros). Le Pigeon ramier, espèce à l’origine forestière a assez récemment colonisé les grandes zones urbaines. Ceci offre l’opportunité de tester l’influence d’une modification de l’habitat de reproduction sur l’évolution des traits d’histoire de vie d’une espèce. Quatre sites principaux sont suivis au sein de la commune de Paris : certains partiellement, comme les Tuileries, la Pitié-Salpétrière et le Champ de Mars, d’autres intégralement comme le Palais Royal.
Jusqu’en 2007, le suivi de ces sites d’étude a été assuré par l’ONCFS. Ce suivi a permis d’accumuler un volume remarquable de données de qualité sur le fonctionnement des populations parisiennes de pigeons ramiers.
Afin que le travail accompli soit poursuivi et valorisé, il a été convenu entre la FDC 75 et l’ONCFS, CNERA Avifaune Migratrice, un partenariat sur cette étude. Ce partenariat porte sur la poursuite du suivi de trois des quatre sites d’étude parisiens (une partie des Tuileries, de la Pitié-Salpétrière et l’intégralité du Palais Royal). Ce suivi implique un contrôle hebdomadaire de ces sites de mai à septembre, avec suivi de la reproduction, baguage, marquage et mesures biométriques des poussins. Il implique également lors de ces passages le contrôle visuel à distance des oiseaux marqués les années précédentes. Enfin ce partenariat poursuit celui déjà initié sur le site de Marly le Roi, dans le cadre de l’expérimentation de capture à l’aide de « canon-net » de pigeons ramiers en période de reproduction.
Résultats : des ramiers très sédentaires sur la capitale
Depuis mai 2009 Anthony Isambert, technicien à la FIC Paris-HSV, a assuré le suivi des sites d’études parisiens : Tuileries, Pitié-Salpêtrière, Champ de Mars, Palais Royal. Les contrôles hebdomadaires ont permis de compter le nombre de couples nicheurs, de suivre l’état d’avancement de la reproduction, son succès ou les causes de son échec. Des mesures biométriques ont été faites sur les poussins et les jeunes ont été bagués. A ce jour, un millier de ramiers ont été bagués dans Paris intra muros (pour 20 000 sur l’ensemble de la France).
Les captures effectuées en automne et hiver montrent qu’il n’y a pas d’axe de migration privilégié, la dispersion se fait en étoile autour de Paris jusqu’à une distance de l’ordre de 30 km.
Au printemps et en été, en pleine période de reproduction, la plupart des oiseaux contrôlés dans Paris l’ont été dans le même site que celui de leur naissance.
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